Le gui ....

Publié le par Erato :0059:

 

 

 

 

 

Connaissez-vous le gui ?

 

Vous allez me dire  " oui" !

 

Vous avez décoré vos fêtes de fin d' année avec ses belles boules translucides!

 

Savez-vous , qu'au printemps , il porte de jolies petites fleurs!

 

Non!

 

Le printemps permet de le remarquer, l'étudier de plus près , parce que les arbres n'ont pas encore leurs feuilles.

 

Entrons dans son Histoire ....

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Gui (également appelé Gui blanc ou Gui des feuillus), Viscum album, est un sous-arbrisseau, épyphite et hémiparasite, de la famille des Loranthacées .

 

Viscum album est originaire des régions tempérées d'Europe. D'autres espèces existent, y compris en Australie, dont certaines parasitent les racines d'arbres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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C'est en Europe une plante traditionnelle, qui avec le houx, sert d'ornementation pour les fêtes de Noël et de fin d'année.

 

 

Les francophones l'appellent aussi Bois de Sainte Croix, Glu, Verquet, Blondeau, Gu, Vert de Pommier, Bouchon.

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Dépourvu de racines, il est fixé à son hôte par un suçoir primaire de forme conique qui s'enfonce profondément jusqu'au bois, sans pouvoir pénétrer le tissu ligneux.

  Toutefois, l'accroissement du bois en épaisseur par la formation des cernes annuels finit par englober plus profondément ce suçoir. Celui-ci émet des ramifications latérales, les cordons corticaux qui s'insinuent et se ramifient sous l' écorce à la limite du cambium et du liber et émettent à leur tour des suçoirs secondaires.

L'observation sur une branche coupée de l'enfoncement de ces suçoirs dans les cernes du bois permet de déterminer l'âge de la touffe, qui peut atteindre trente-cinq ans.

Le cordon cortical souterrain peut générer des rejets. 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les tiges, cassantes, vertes et de section cylindrique, ont un mode de ramification dichotomique par suite de l'avortement du bourgeon terminal .

 

Les feuilles, vertes ou tirant sur un vert-jaunâtre, sont simples, ovales, sans pétioles, légèrement charnues et disposées par paires opposées à l'extrémité des rameaux. Leur limbe, coriace, de 2 à 8 cm de long, est parcouru par cinq nervures parallèles. Elles persistent 18 mois à deux ans faisant du gui une plante toujours verte.

 

Le gui est dioïque avec des pieds à fleurs femelles et d'autres mâles. Il fleurit en mars - avril.

Les fleurs,sessiles et jaunâtres, sont groupées en petites inflorescences  insérées au niveau des nœuds des tiges.
Les fleurs mâles comportent quatre tépales qui portent les anthères sans filet. À la floraison, elles laissent apparaître le pollen sur leur face interne.
Les fleurs femelles comportent quatre tépales surmontant un ovaire infère soudé au réceptacle. Elles sont déjà formées en automne et passent l'hiver fermées; elles s'ouvrent aux premiers rayons de soleil du printemps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les fruits donnés par les touffes femelles sont de fausses baies globuleuses de 6 à 10 mm de diamètre, d'un blanc vitreux - ou jaunâtres pour le Gui du sapin - charnues et visqueuses, d'où le terme de viscum. La pulpe est constituée d'un mucilage: la viscine, substance collante qui contribue à la fixation des graines sur les branches des plantes-hôtes.

Les fruits mûrissent en deux ans et ne tombent qu'au début de la troisième année.

 

 

 

 

 

 

 

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Chaque espèce est plus ou moins inféodée à certaines essences et à un type d’habitat.

 

Pollinisé par les insectes, la dispersion des graines est essentiellement assurée par certains turdinae, notamment la grive draine, qui raffolent des fruits du gui et rejettent les graines non digérées dans leurs fientes, parfois à plusieurs kilomètres compte tenu du temps de la digestion.

 

Les fauvettes à tête noire qui décortiquent les baies sur place assurent une dissémination beaucoup plus localisée. Elles sont incapables d'avaler le fruit et se contentent d'en extraire la pulpe. Les graines sont ainsi abandonnées sur des branches et trouvent les conditions idéales pour germer. Les mésanges et les sittelles, se nourrissent des graines collées sur les rameaux par les fauvettes, grâce à leur bec court et massif capable de les casser. 8 ou 9 graines sur 10 sont ainsi repérées et mangées par ces passereaux, en hiver

 

 

 

 

 

 

 

 

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http://www.agrobiosciences.org/article.php3?id_article=1251

 

 

 

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Publié dans PLANTES

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chemindetables 03/04/2012 21:18


très interressant ton billet et très documenté avec bien sur comme toujours tes superbes photos


la macro des petites fleurs est époustouflante, j'adore


bisous


patricia

Marcel 02/04/2012 22:04


On pense que les Gaulois considéraient le gui comme une plante dotée de vertus magiques du fait qu'elle reste verte et peut pousser dans n'importe quelle position, peut-être l'utilisaient-ils
aussi en médecine. La plante est susceptible de porter chance, on l'accroche à la porte à Noël ; toutes ces coutumes plongent leurs racines dans des rites païens. Bonne nuit.

Elo 02/04/2012 17:36


Que d'infos, que d'infos..; et accompagnées par de si belles photos ! Je découvre cette fleur, MERCI ! BISOUS

daphne44 02/04/2012 13:36


un bel article


 de beaux cllichés


 bon lundi


 bizzzz

Carole Chollet-Buisson 01/04/2012 23:56


Merci pour tous ces renseignements, j'ignorais tout du gui !


Carole