Mon ami de tous les jours ......

Publié le par Erato :0059:

 

Sa nature peu farouche et son plumage attractif l'ont rendu populaire chez des générations de jardiniers . Pourtant  le rouge-gorge fait partie d'une espèce d'oiseau très agressive, et certains mâles se battent parfois à mort pour défendre leur territoire. Présent dans presque chaque jardin, c'est l'un des oiseaux les moins sauvages, cherchant sa nourriture à proximité des humains en train de jardiner. Il ira jusqu'à venir se nourrir de proies vivantes, comme des vers de terre ou des vers de farine, présentés à la main. Si l'hiver est rude, il deviendra encore plus familier, car le manque de nourriture provoqué par la neige et la glace le rend très vulnérable.

Le rouge-gorge défend un territoire à longueur d'année, sauf durant la mue et si l'hiver est très froid. En hiver, les femelles occupent et défendent aussi un territoire. Celui-ci leur est nécessaire non seulement pour nicher, mais aussi pour garantir une source suffisante de nourriture. Un rouge-gorge sans territoire meurt au bout de quelques semaines. C'est pourquoi cet espace est défendu avec une telle énergie.

 

Le rouge-gorge se nourrit dans les campagnes ouvertes et dans les sous-bois. Son régime alimentaire est composé surtout des invertébrés vivant par terre (insectes, notamment des coléoptères, escargots, vers, araignées). De l'automne au début du printemps, il consomme aussi beaucoup de baies et autres petits fruits. Sa technique de chasse est bien adaptée au mélange de végétation épaisse et d'espaces libres que l'on trouve dans les jardins et les sous-bois. Perché à faible hauteur, l'oiseau observe les environs, descend, saisit sa proie et se perche à nouveau. Ou bien il sautille, s'arrêtant ici et là pour chercher une victime. En forêt, le rouge-gorge profite des insectes dérangés par les faisans, cerfs et sangliers. C'est peut-être pour cela qu'il est si familier et quil suit de façon très intéressé la bêche du jardinier. On a vu aussi des rouges-gorges suivre des taupes creusant leurs galeries et attraper des vers.

 

 

 

 

« Au feu ! au feu ! crièrent les moineaux.
Au feu ! son plastron brûle !
Qu’on déverse sur lui le seau
De la petite Ursule ! »
Mais calmement, le rouge-gorge
Continuait à remuer
Les pattes, la queue, le gosier
Sans voir qu’il faisait flamboyer
Autour de lui, l’hiver entier.

                                    Maurice Carême, La Grange bleue, 1961

 

 

 

 

 



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Publié dans ANIMAUX

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Anne et Cat 23/12/2011 14:48


Ce sont de superbes oiseaux mais c'est vrai qu'ils ne sont pas toujours sympathiques avec leurs voisins à plumes !


Bonne journée,


Anne

nadia-vraie 19/12/2011 05:36


Je trouve votre petit rouge-gorge très beau.(Il ressemble à un pinson) Ici, il est beaucoup plus gros, il est beau aussi mais ils ne se ressemblent pas du tout.


Tu e vois l'hiver? Pas ici.


À bientôt.

Latil 18/12/2011 18:09


J aime beaucoup cet oiseau, quand j étais gamin j en avais attrapé un qui ne volait plus, je l ai apporté dans le bistrot ou je mangeais le midi, et c est le chat qui l a mangé! A pleurer! Quand
on labour la terre avec un tracteur, c est tout un défilé d oiseaux qui suit la charrue.Méme des mouettes dans la région parisienne.


Bonne soirée Andrée


Latil

Marine D 18/12/2011 10:21


Je suis revenue voir mon grand ami, il ne le sait pas, le bougre, hier j'étais trop -bousculée...


Bisous Andrée

Joseph Guégan 17/12/2011 19:13


Nous avons également notre rouge-gorge au jardin.
J'ai été très interressé par la lecture de ton article.
Bonne soirée