... Ouvre - moi ta porte !

Publié le par Erato :0059:

 

 

 

 

 

- Où vas-tu petit crapaud ?

 

 

4novembre2012---crapaud-001a-copie-1.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 - J'ai froid , je rentre à la maison ...

 

4novembre2012---crapaud-009a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 - Et puis, j'ai peur ..... il fait tout noir!

 

 

4novembre2012---crapaud-006a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 - Je veux aller à la maison ...

 

4novembre2012---crapaud-004a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 - Tu peux m'ouvrir ?

 

4novembre2012---crapaud-007a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 - Mais ce n'est pas ta maison !

 

 - Tu vois je pousse la porte, elle ne s'ouvre pas!

 

 

 

4novembre2012---crapaud-008a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Je veux rentrer !!!!!!

 

4novembre2012---crapaud-011a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 - Essayons par là .....

 

4novembre2012---crapaud-002a.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La nuit est limpide, l’étang est sans rides,
Dans le ciel splendide luit le croissant d’or.
Orme, chêne ou tremble, nul arbre ne tremble,
Au loin le bois semble un géant qui dort.
Chien ni loup ne quitte sa niche ou son gîte
Aucun bruit n’agite la terre au repos.
Alors dans la vase, ouvrant en extase
Leurs yeux de topaze, chantent les crapauds.


Ils disent : Nous sommes haïs par les hommes,
Nous troublons leurs somme de nos tristes chants.
Pour nous point de fêtes, Dieu seul sur nos têtes
Sait qu’il nous fit bêtes et non point méchants.
Notre peau terreuse se gonfle et se creuse ;
D’une bave affreuse nos flancs sont lavés.
Et l’enfant qui passe loin de nous s’efface
Et pâle nous chasse à coup de pavés.


Des saisons entières dans les fondrières
Un trou sous les pierres est notre réduit.
Le serpent en boule près de nous s’y roule
Quand il pleut en foule nous sortons la nuit
Et dans les salades faisant des gambades
Pesant camarades nous allons manger.
Manger sans grimaces cloporte ou limace
Ou ver qu’on ramasse dans le potager.


Nous aimons la mare qu’un reflet chamarre
Où dort à l’amarre un canot pourri.
Dans l’eau qu’elle souille sa chaîne se rouille ;
La verte grenouille y cherche un abri ;
Là, la source épanche son écume blanche ;
Un vieux saule se penche au milieu des joncs.
Et les libellules, aux ailes de tulle
Font crever des bulles au nez des goujons.


Quand la lune plaque, comme un verni laque,
Sur la calme flaque des marais blafards,
Alors symbolique et mélancolique
Notre lent cantique sort des nénuphars.
Orme, chêne ou tremble, nul arbre ne tremble,
Au loin le bois semble, un géant qui dort.
La nuit est limpide l’étang est sans rides
Dans le ciel splendide luit le croissant d’or.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...

Publié dans ANIMAUX

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

kas 06/11/2012 22:27


j'espère que tu l'as laissé rentrer ....

chemindetables 06/11/2012 22:11


pauvre petit crapaud qu'on laisse dehors...


mais même si j'aime beaucoup les animaux eux ils sont vraiment pas beaux ...


bisous


patricia

marine D:0019: 06/11/2012 06:44


Ah oui, nous l'avons chanté, souvent et je l'avais oubliée, merci !

lilwenna 05/11/2012 14:18


c'est trop drôle tes photos et ta petite histoire ! Je ne connaissais pas ce chant. c'est vrai que le crapaud n'est pas un animal particulièrement attirant et aimé !


bises et bonne journée

Telle 05/11/2012 10:02


c'est trognon j'adore