Naissance d'une passiflore ou fleur de la passion ......
Fleur de la passion, fruit de la passion, grenadille, maracuya, selon que l'on parle de la fleur ou du fruit de cette plante grimpante, la passiflore a suscité, une véritable passion chez les jardiniers et les conservateurs d'espèces botaniques. Pourquoi? Parce que, d'une part, c'est une fabuleuse plante aux nombreuses espèces tout aussi spectaculaires les unes que les autres et, d'autre part, étant pour la plupart originaires de la forêt humide de l'Amérique du Sud, plusieurs de ces espèces sont menacées de disparition à cause de la déforestation à grande échelle qu'on y pratique.
Dans les années 1990, on a même créé une société internationale de la passiflore et plusieurs chapitres nationaux existent aujourd'hui de par le monde.
À ce jour, on a répertorié plus de 400 espèces, provenant à 95 % de l'Amérique du Sud. Quelques rares espèces proviennent d'Asie, d'Australie et d'Amérique du Nord, la Passiflora incarnata, notamment, dont il est question ici, et qui est originaire des États-Unis. Elle se différencie de toutes les autres espèces par le fait qu'elle est décidue (elle perd ses feuilles à la saison froide) et qu'elle peut survivre aux froids de l'hiver, relativement tout de même.















On ne sait jamais .... j'en prends un petit peu pour la route ....!
Le nom de « passiflore » vient de ce que la fleur est supposée rappeler la Passion du Christ. Les filaments au centre sont censés représenter la couronne d'épines, d'autant plus qu'ils seraient au nombre de 72, précisément le nombre d'épines, à ce qu'il paraît, qui ornaient la couronne du Christ. De son côté, avec ses trois styles, le pistil représenterait les trois clous utilisés pour sa crucifixion tandis que les cinq étamines teintées de rouge à la base symboliseraient les cinq plaies. Enfin, la feuille à la pointe aiguë représenterait la lance et sa face inférieure, marquée de taches rondes foncées, les 30 pièces d'argent que le perfide Judas reçut pour avoir trahi son maître.
On attribue cette légende ainsi que l'origine du nom de la plante, à Jacomo Bosio, moine scolastique italien qui, en 1609, alors qu'il piochait dur, mais sans grands résultats, sur son traité consacré à la croix et au calvaire du Christ, eut la chance inouïe de rencontrer Emmanuel de Villegas, moine mexicain en voyage à Rome qui avait en sa possession des illustrations d'une fabuleuse fleur, alors parfaitement inconnue en Europe.