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Voyage au coeur de la terre ardéchoise , dans un passé lointain , lointain ........

Le site de l'Aven-Grotte de MARZAL se situe à quelques kilomètres des célèbres gorges de l'Ardèche, qui se caractérisent par une profondeur de plus de 200 mètres, sur 35 km. En outre, le Pont d'Arc est une curiosité géologique remarquable.
Le nom de Marzal, donné à ce qui était alors connu comme "l'Aven de la Barthe", a pour origine le surnom d'un Garde-Chasse qui avait été tué par un braconnier en 1812, et qui l'avait jeté, ainsi que son chien, dans le gouffre. Quelques jours plus tard, le berger qui accompagnait le braconnier alla tout raconter à la gendarmerie qui récupéra le corps à 15 m. de profondeur dans la première partie de l'Aven.
L'Aven-Grotte de MARZAL fut explorée pour la première fois en 1892 par le maître de la spéléologie, Edouard-Alfred MARTEL Il la décrivît, dans son livre "Les Abîmes", comme une des plus belles qu'il connaissait du point de vue de la variété et des couleurs de ses concrétions. Puis, l'orifice du gouffre fut bouché et son emplacement oublié. Ce n'est que le 27 Mars 1949 que le spéléologue valentinois Pierre AGERON, le redécouvrit après 15 ans de recherches. L'aménagement du gouffre même fut entreprit et la visite de sa première partie a été ouverte au public dès 1951. Les visiteurs accèdent dès lors à la salle principale par son plafond, à l'aide d'un escalier facile, dont la construction est unique et particulièrement audacieuse pour l'époque.
Visite de la Grotte
(température à l'interieur de la grotte: 10 à 12°C)
Après que votre guide vous ait donné quelques explications sur sa découverte et son aménagement à son entrée, vous pénétrerez dans l'Aven proprement dit. L'accès se fait par son orifice naturel dans sa partie "Aven" (mot d'origine celte signifiant puits naturel). Pierre AGERON et son équipe ont réalisé un escalier sur mesure, de façon à épouser au mieux les parois de la cavité en préservant ses concrétions. Au cours de cette descente saisissante, vous surplomberez d'une hauteur de près de 40 mètres la "Salle du Tombeau", vous vous en souviendrez longtemps !
Arrivés sur le plancher de la grande salle, la plus volumineuse, son volume est comparable à l'intérieur de la cathédrale de Paris, vous découvrirez une gigantesque cascade de stalactites, où les couleurs varient à l'infini...d'un brun sombre du au passage de l'eau dans les couches d'oxyde de fer, ou transférant des matières organiques de la surface, au blanc neigeux de la calcite pure.
La découverte de cette salle débute par un son et lumière particulièrement émouvant, créé avec la chanson de Nicole Rieu "la Goutte d'Eau" et sa voix pure et cristalline. Puis, vous descendrez progressivement vers le fond de la partie visitable, par des salles aux concrétions variées (draperies, disques, stalactites, stalagmites, exentriques, ...).
Son trésor se trouve à - 125 m.: "la salle des diamants" et ses cristaux de calcite pure! La remontée se fait par un autre itinéraire qui vous conduiera vers la sortie à travers des "marmites de géants", puis un excalier artificiel.





















Galeries et grottes se forment quand le calcaire se dissout dans l’eau légèrement acide. Ces concrétions sont presque toujours constituées de carbonate de calcium cristallisé sous forme de calcite.
Leurs formes multiples sont déterminées par le cheminement de l’eau.
L’eau qui tombe goutte à goutte du plafond engendre des stalactites de forme conique et des stalagmites aux formes arrondies qui peuvent à la longue se rejoindre pour constituer des colonnes reliant le sol au plafond.
L’eau qui tombe goutte à goutte du plafond engendre des stalactites de forme conique et des stalagmites aux formes arrondies qui peuvent à la longue se rejoindre pour constituer des colonnes reliant le sol au plafond.
Les gouttes qui courent le long d’un plafond incliné laissent des dépôts qui finissent par former des draperies.
Quand l’eau sourd lentement d’un soubassement poreux, elle peut donner naissance à des structures tourmentées qu’on appelle des « excentriques ».
Le sable, la boue ou le guano se déposent souvent dans les grottes. Mais, les dépôts de calcite sont les plus fréquents et surtout les plus spectaculaires.
La plupart des grottes de calcite contiennent des traces d’uranium. La désintégration radioactive des atomes d’uranium permet de déterminer l’époque du dépôt et par conséquent de dater la grotte.