La Chapelle de Daurelle ... Montélimar ...
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La Chapelle est située au sud ouest de Montélimar, près des Fontaines Chaudes et du lac de Gournier, au cœur d’une zone archéologique particulièrement intéressante.
On l’appelle tantôt chapelle de Daurelle, tantôt chapelle de Gournier, et figure aussi sous le vocable de : « Notre Dame des Victoires ».
Son fondateur est monsieur Joseph Monnard-Pellissier, né le 16 mars 1790 à Montélimar.
Très pieux, très généreux et sans descendance directe, Monsieur Monnard-Pelissier devient le bienfaiteur de l’hôtel Dieu. Ses voisins, dans la partie sud-ouest de la ville déplorent d’avoir à parcourir des kilomètres pour assister aux offices religieux. Il décide donc d’édifier une chapelle qui sera bénie, en 1867 par Monseigneur Gueulette, évêque de Valence. Aux dimensions d’une église, elle est alors très fréquentée.
En 1955 la Chapelle est achetée par la CNR dans le cadre des travaux de la chute de Montélimar. Elle est désaffectée mais en parfait état. Vers 1968 un coup de foudre désarticule quelques pierres du clocher. Devant le danger éventuel, la CNR transfère les sépultures et lance la démolition de la chapelle. Une levée de boucliers fait stopper les travaux. Le temps fait son œuvre et tout se dégrade, mais la très belle silhouette résiste aux injures du temps, des vandales et du climat. Daurelle est cédée à la SEDRO dans le cadre de l’aménagement de la zone industrielle de Gournier, repris par la commune de Montélimar. La cession est scellée entre la Mairie (Mr Cornillet, maire) et la CNR le 13 février 1990.
... J'aimais me promener auprès d'elle . Il s'y dégageait une atmosphère sereine et silencieuse qu'amplifiait la proximité du Rhône . Les pierres me contaient leur Histoire . J'en faisais des rêves ....
De style roman, sa façade est très belle, avec sa rosace, ses arcatures et ses pilastres de style corinthien que l’on retrouve sur la partie haute ainsi que sur la base du clocher, celui-ci, élancé repose sur une base carrée.
Elle est formée d’une simple nef en berceau à quatre travées, avec des pilastres de style composite et, dans le chœur, par une coupole à pendentifs supportés par des culots à l’époque, remplacés par une simple voute en berceau.
L’abside est englobée par une sacristie surmontée d’une terrasse à laquelle on accède par un escalier intérieur.
On peut penser que le choix de l’emplacement de la chapelle, dans la partie du domaine proche du lac de Gournier et des Fontaines Chaudes fut dicté par un certain nombre de considérations historiques et religieuses autant que par sa situation au centre des domaines du secteur.
La légende du monastère de religieuses englouti dans le lac était très répandue. Elle sera même reprise peu après dans plusieurs livres et par Frédéric mistral dans le Poème du Rhône (chant V). Légende plausible puisque l’existence de l’abbaye de Saint Césaire près du lac est confirmée par plusieurs actes de donations.
Quelles qu’aient été les intentions de Monsieur Monnard-Pelissier, cet emplacement est hautement symbolique, au cœur d’une zone importante de l’activité humaine dans les périodes chasséenne, gallo-romaine, médiévale, comme l’ont montré les fouilles et prospections entreprises dans le secteur depuis 1988 qui ont révélé des vestiges d’une grande richesse. De premières découvertes datent du milieu du XIXème siècle, mentionnées par l’abbé Vincent.
D'après le texte de Marylène Marcel-Ponthier
Bonne nouvelle pour tous ceux qui ont connu l’édifice en ruine…
Le lieu, aujourd’hui désacralisé, s’est refait une beauté sous l’impulsion de son actuel propriétaire, Rodolphe Rosati.
Au bord du Rhône, dans un cadre exceptionnel, la Chapelle fait désormais office de salle de réception, avec possibilité de traiteur. Jouxtant l’édifice, un espace dédié aux produits du terroir complète la prestation.