Les forges de Pyrène ...... Les granges ....oubli ?
Nous avons vu le forgeron en pleine activité , il prépare la pièce qui deviendra plus tard un couteau . Un fois , cette pièce préparée , il la confie à l'émouleur pour qu'il la façonne .
L’ébauche obtenue après la trempe et le revenu est confiée à “l’émouleur“ dont le rôle est d’affiner le travail du forgeron et de donner du tranchant à la lame à l’aide d’une meule.
De cette époque reste l’image mythique de ces hommes allongés à plat ventre sur une planche de bois au-dessous de laquelle s’active une meule de grès actionnée par la force hydraulique .
La position allongée de l’émouleur lui permet de peser de toutes ses forces sur ses bras et donc d’appuyer fortement sur la meule. Par sécurité, la lame est enchâssée dans un manche en bois appelé « baton » maintenue aux extrémités par l’ouvrier.
Dans les ateliers ou “rouets“ le travail est réputé malsain et pénible en raison de l’humidité ambiante et des risques de projections voire d’éclatement de la meule (celle-ci pouvait tout de même atteindre 1,50 m de diamètre et peser jusqu’à 700 kg…).
La seule note de réconfort pour ces ouvriers sont les chiens, spécialement dressés pour s’allonger sur leurs pieds ou leurs reins en vue de leur transmettre leur chaleur.