Des temples partout et pleins de petits autels dans tous les coins de rues, dans des niches, dans les boutiques, sur n'importe quelle marche de ses venelles étroites. Des statues aux visages blancs ou noirs, parées de drapés rouges et brillants. Des formes informes en plastique orange, avec deux yeux encastrés. Des lingams, ces sortes de petits bassins de pierre au centre duquel s'érige un appendice arrosé de fleurs, d'eau ou de lait. Des bougies en beurre clarifié, des colliers de fleurs fraîches orange un peu partout, jusqu'au cou des vaches. Sur les murs, les trottoirs, les marches, la surenchère du sacré sur les ordures, du brillant sur la poussière. Entre les deux, attention où l'on met les pieds. Ici, ce sont les vaches, les chèvres et les cochons qui se chargent du nettoyage de la rue au gré de leurs pérégrinations nonchalantes. La purification, quant à elle, se fait surtout en répandant par-dessus tout cela les effluves sacrés de l'encens, des fleurs ou du souffle des bougies . Et par l'eau du Gange évidemment.
Entrons dans un temple bouddhiste .
Qui connaît le secret de ce tisserand ?
Il a tendu mille fils sur la trame du karma.
De la Terre jusqu'au Ciel sur son métier il tisse,
Avec Soleil et Lune pour navette du Souffle.
Et il tisse toujours, quand aura-t-il fini
Le voile immaculé de l'Esprit ?
Fil fin ou fil grossier, bon ou mauvais karma,
Dit Kabir, il tisse avec amour l'Ultime Réalité !
Kabir
A bientôt ......