... Pourquoi l'expression " nature morte " ....
.... alors que ces peintures sont si réalistes et vivantes ....
Que sont les natures mortes , faites un saut chez Littorine : http://bigorneau.over-blog.fr/article-musee-des-beaux-arts-a-quimper---2-48069246.html
Les premières natures mortes datent de la période hellénistique , mais il ne nous en reste que des descriptions : aucune peinture n'ayant survécu jusqu'à nous. Selon Pline l'Ancien, le plus célèbre des natures-mortistes de cette période était Piraïkos . Il peignait des boutiques de barbiers et de cordonniers des ânes et surtout des victuailles – sans doute en tableaux de chevalets. On parle alors de rhopographie (représentation de menus objets) et de rhyparographie (représentation d'objets vils) qui ont des connotations péjoratives. Pourtant, le peintre, toujours d'après Pline, connaît un véritable succès et ses peintures, perçues comme mineures, se vendent mieux et plus cher que celles de ses contemporains plus en vue.
Malgré cette vision critique de la part de ses contemporains, la nature morte de l'Antiquité possède déjà une autre ambition que celle du seul plaisir mimétique, « Il est clair que les natures mortes hellénistiques et romaines qui représentaient des mets prêts à être consommés comportaient une allusion épicurienne. » comme le précise Charles Sterling
Avec l'hégémonie catholique, la représentation d'objets comme seul sujet d'une œuvre disparaît au Moyen-Âge. Ces objets ne sont donc plus là pour leur existence propre, mais pour ce qu'ils symbolisent, et c'est une des principales raisons qui font que les spécialistes s'accordent souvent à considérer qu'il n'y a pas de natures mortes durant cette période de l'histoire. Il faudra toutefois attendre encore deux siècles pour voir s'imposer la représentation d'objets comme sujet d'une peinture.
Dans le monde moderne, la nature morte naquit au XVI° siècle, mais se développa surtout à partir du XVII° siècle, dans les écoles du nord (Flandres et Hollande), toujours très enclines à représenter un réel cru. Elle se propagea ensuite en Europe, et en France particulièrement.
Au dix-neuvième siècle, Delacroix saura se différencier des autres peintres de nature morte. Ces peintres feront valoir à leurs yeux l‘art et la science. La valeur symbolique de l’objet se perpétuera selon les époques et deviendra une constante mathématique de la peinture française. Un outil sur lequel on peut se baser pour mesurer le degré d’évolution de la société, de la culture, de la religion… Au dix-neuvième, puis au vingtième siècle, on peint des choses de la vie courante contrairement à la période néo-classique ( la période 1700 à 1850) où l’on peint des objets de l’Antiquité romaine et grecque.
Au dix-neuvième siècle, 1839, la photographie remplace peu à peu la peinture. L’appareil photographique est accessible. Nous n’avons pas besoin du talent du peintre pour reproduire l’objet, l’appareil photos le fait pour l’homme.
Frans Snyders
Willem Claesz
J B Chardin
... " Qui voit la figure humaine correctement ? Le photographe , le miroir ou le peintre ? " ...
Pablo Picasso